29, Oct, 2019

Sud Ouest 19 octobre 2019 de Maryan Charruau

Le Mur de Berlin est tombé il y a trente ans. Il avait été érigé en 1961 pour enrayer l’exode des Allemands de l’est à l’ouest. Cette séparation des deux Allemagnes a façonné mon enfance. Arrivée en France, j’ai décidé de lui consacrer trois ans de recherches pour comprendre comment l’art pouvait donner un visage supportable à une situation inhumaine. Le Mur de Berlin a été démantelé et ses morceaux arrachés aux marteaux en colère, vendus en pièces de souvenirs. Depuis, se sont construits dans le monde l’équivalent de six murs de Berlin, près de 1000 km pour empêcher l’immigration d’exilés.
Les murs continuent à s’élever dans nos têtes.

Portrait de Maryan Charruau
« Le mercredi 8 novembre 1989, l’Allemande Barbara Schroeder, « enceinte jusqu’aux oreilles (sic) » présentait, à l’université de Bordeaux, les résultats de son étude consacrée au Mur de Berlin. « Oui, ce mur de la honte », comme elle l’appelle, érigé dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Le lendemain, le jeudi 9, le Mur tombait, symbole de la dégringolade irréversible et irrémédiable du bloc de l’Est. (…) »

 

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