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Art residency /// SAFFCA & Witklipfontein in South Africa 2026

Les Mistériennes /// Le Voyage à Nantes 2026

Le Voyage à Nantes m’a invitée à réaliser une installation monumentale autour de la thématique de la terre, présentée du 4 juillet au 6 septembre 2026 au sein du Jardin Extraordinaire de Nantes.

« Comme des architectures primitives, Les Mistériennes renvoient à la fois à la monumentalité des civilisations anciennes et à une fragilité organique, mémoire paysanne transposée dans un paysage exotique.

Le Jardin extraordinaire est aménagé dans une ancienne carrière de granit désaffectée, la carrière de Miséry. Avec son imposante cascade et sa végétation luxuriante, constituée de plus de 200 espèces végétales, le jardin tente de recréer l’univers féerique des « Voyages extraordinaires » de Jules Verne.

Le Voyage à Nantes y a invité l’artiste Barbara Schroeder, dont la démarche autour du travail de la terre révèle ce qui est invisible, les végétaux qui la constituent et les humains qui la travaillent.

Barbara Schroeder a fait de la bouse de vache son médium de prédilection et initie depuis plusieurs années un projet de création autour de ce matériau, qu’elle appelle « le cycle Mistérien ».

Constituées de bouse de vache mélangée à de la terre, de la ouate et du ciment, Les Mistériennes forment six colonnes monumentales qui conservent l’empreinte des feuilles des essences les plus remarquables du site. Chacune porte le nom de certaines vaches du troupeau ayant fourni la matière : Pupille, Rébéca, Rozi, Ange, Lune et Mimi.

Dans leurs fissures et cavités, mousses et plantes forment des jardins miniatures entre sculptures et biotopes. »

Dossier de presse >>

Photographies : Philippe Piron – Le Voyage à Nantes

 

Vidéo de l’installation des Mistériennes :

 

Vidéo de la production des Mistériennes :


Extraits d’articles de presse :

« Dans le bien nommé Jardin extraordinaire — si vous ne le connaissez pas, précipitez-vous —, Barbara Schroeder réserve une jolie surprise. Passionnée de géologie, l’artiste d’origine allemande a créé six grandes sculptures qui se dressent au pied des cascades, au milieu des fougères et des rhubarbes géantes. Ces « totems » portant l’empreinte de végétaux fossilisés semblent avoir toujours été là. Ils ont la particularité d’avoir été construits… en bouse de vache ! »

Guillaume Morel, Connaissance des arts

« Enfin, la terre ferme s’arpente avec bonheur au Jardin extraordinaire, éden inauguré en 2019 au creux d’une ancienne carrière de granit, avec une cascade de 25 mètres de haut et un microclimat propice à sa végétation luxuriante qui fait écho aux Voyages extraordinaires, de Jules Verne.

Les lieux accueillent l’artiste allemande Barbara Schroeder, sculptrice dont le matériau de prédilection est… la bouse de vache.

Avec son équipe de « bouse-workers », elle a érigé six colonnes de plus de 3 mètres à partir de bouse, terre, ouate et ciment, et marquées de l’empreinte des végétaux les plus remarquables du jardin. « Je ne suis pas une urbaine, je suis une bouseuse ! », clame l’artiste, installée en région bordelaise, où elle déplore la disparition de la polyculture au profit de la monoculture de la vigne. « Avec la grave crise viticole que nous traversons, nos paysages deviennent des friches. Sublimer la bouse est un hommage au métier d’agriculteur, à tous ces hommes et ces femmes qui entretiennent nos paysages et remplissent nos assiettes. »

Ces ruines et minibiotopes joueront les prolongations jusqu’en novembre. »

Emmanuelle Jardonnet, Le Monde

« La dissimulation sait toutefois se faire ludique. Au Jardin extraordinaire, les colonnes qui composent Les Mistériennes de Barbara Schroeder ont été dispersées dans l’environnement luxuriant de l’ancienne carrière. Ces monuments à l’exotisme organique jouent à cache-cache avec les visiteurs. »

Simon Cherner, Le Figaro

« Plus discrète encore, Barbara Schroeder (née en 1965) investit le Jardin extraordinaire avec une série de colonnes réalisées à partir de bouses de vache, de terre, d’ouate et de ciment, marquées des empreintes des plantes poussant dans les alentours. Chaque colonne porte le nom d’une vache ayant fourni la matière chérie de l’artiste, qui revendique vivre en « bouseuse » à la campagne : Lune, Mimi, Ange, Rozi, Pupille et Rébéca.

Les deux projets ont en commun une certaine dose d’humour, et de surgir au détour d’allées dans les parcs de la ville. Il y a de l’humanité, aussi, dans ce qui peut apparaître comme un hommage aux petites jardiniers, et à la mémoire paysanne en milieu urbain. »

Maïlys Celeux-Lanval, Beaux Arts Magazine

« Dans le Jardin extraordinaire, un parc nantais à la végétation abondante, l’artiste allemande Barbara Schroeder a travaillé à partir d’une matière bien moins précieuse : de la bouse de vache, issue d’une ferme alentour. « C’est une matière que je travaille depuis dix ans pour la sublimer et rendre hommage aux agriculteurs et à l’humilité qui manque tant à ce monde ». Ses six sculptures, rendues solides par l’ajout de métal, terre, eau et ouate, prennent la forme de piliers de 3 à 4 mètres de haut, disséminés en plusieurs endroits, comme autant de totems rendant hommage aux vaches qui ont fourni la matière première (Rosie, Rebecca, Pupille…). »

Florence Pagneux, La Croix

« Au Jardin extraordinaire, l’ancienne carrière de Miséry s’offre un décor digne de Jules Verne avec Les Mistériennes. Barbara Schroeder y a dressé six colonnes monumentales qui cachent une recette de fabrication pour le moins… biodégradable ! L’Allemande mêle terre, ciment et bouse de vache locale. Loin d’être un simple déchet, ce matériau ancestral aux multiples usages — clin d’œil à la vie paysanne —, une fois séché et solidifié, sert ici de nid à la mousse et aux plantes qui colonisent ses fissures. »

Lou Cougnon, Grabuge Mag

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